sábado, 23 de junho de 2012

LA FEMME DANS LA MACONNERIE, segundo Louise Michel


Já aqui falei de Louise Michel. um documento enviado por um amigo, fez.me voltar ao tema. sem me repetir, recordo apenas que foi a militante da Comuna mais notável, destemida, valorizada e aplaudida. 
Voici l'intégralité de la conférence que fit Louise Michel au lendemain de son initiation, à l'atelier
"Diderot" de la GLSE II :
LA FEMME DANS LA MACONNERIE
"Il y a longtemps que j'aurais été des vôtres si j'eusse connu l'existence des loges mixtes, mais je croyais que, pour entrer dans un milieu maçonnique, il fallait être un homme.
Selon moi, devant le grand idéal de liberté et de justice, il n'y a point de différence d'hommes et de femmes ; à chacun son oeuvre.
Ce n'est pas pour conquérir des privilèges que nous devons nous réunir, car, des privilèges, nous n'en avons pas besoin. Nous allons à la conquête du monde avec ses richesses multipliées par la science et le travail, avec pour horizons la liberté sans limites.
Le vieux monde craque de toutes parts : à Rome, en Russie, il montre ses pourritures. Pour arriver nous tous, hommes et femmes, à instaurer la cité nouvelle de lumière et de bonheur, nous avons à vaincre l'ignorance et la misère qui rendent mauvais. C'est nous, qui savons, qui sommes des criminels si, en égoïstes, nous gardons pour nous-mêmes nos connaissances. On manque d'enthousiasme : il ne suffit pas de savoir, il faut vouloir et agir.
On s'est défié des femmes, qui sont pourtant une grande force. La femme est un terrain facile à cultiver, c'est un compagnon et non un esclave.
C'est à la femme d'essayer de faire des hommes. Qu'elle n'ait plus rien de caché, qu'elle renonce aux puérilités et aux petites ruses qui sont une marque de faiblesse ; qu'elle aille comme l'homme à visage découvert ; elle sera heureuse.
Il faut que la femme refuse de se prostituer plus longtemps d'âme lorsque ce n'est pas de corps.
Elle-même doit être l'artisan de son émancipation.
Que la femme refuse de demeurer l'être inférieur que la vieille société a prétendu faire d'elle à perpétuité !
Et que les hommes, armés contre d'autres hommes pour la défense du vieux monde d'iniquités, refusent de se faire assassins ! Que des militaires préfèrent se faire fusiller que tirer ! Ayons, hommes et femmes, la force de la volonté, car nous n'avons pas celle des baïonnettes !
Nous sommes à une époque de l'évolution universelle où la lumière commence à rayonner : sachons en profiter !
Eveillons, aidons les forces latentes. Je me rappelle la Bretagne, que j'ai parcourue il n'y a pas longtemps pour y faire des conférences. C'est une province qui possède de grandes ressources d'énergie et qui est impulsive comme tous les convertis. Il s'y passera de grandes choses lorsque nous aurons su prendre cette province.
Elle-même s'insurgera contre ses religions et détruira ses églises. Les prêtres y sont plus arriérés qu'ailleurs et, à cause de cela, il faut que les paysans bretons libérés deviennent un peu savants.
Les groupements humains et les individus suivent les mêmes lois d'évolution naturelle : hier l'esclavage, la misère morale et matérielle ; aujourd'hui le premier éveil ; demain l'entrée dans le bonheur et la liberté.
On n'a rien fait de mieux que les universités populaires où la femme va s'instruire à côté de l'homme, son camarade, où des prolétaires s'efforcent de s'assimiler des vérités naturelles et des lambeaux de savoir.
Il nous faut multiplier ces universités, les vivifier, consolider leur méthode d'enseignement. On doit y apprendre ce que sont la Matière, l'Homme, la Société, les rapports existant entre eux, ce que fut l'homme, ce qu'il sera. Il faut que rien ne nous fatigue, que rien ne nous abatte.
Le Moyen Age, lui aussi, à un moment, semblait prêt à faire triompher les idées généreuses. Mais le clergé recouvrit de son ombre le mouvement qui se dessinait et, pour des siècles, l'erreur domina la vérité.
Nous devons profiter de l'heure présente et ne pas nous attarder aux choses mesquines, aux rivalités de clans, aux vanités ridicules : la femme ne doit pas singer líhomme dans ses erreurs.
Le duel des sexes serait ridicule et odieux : il níy a pas la Femme contre líHomme ; il y a líHumanité.
Nous níavons pas à mendier ces choses mesquines quíon appelle des droits politiques et qui vont disparaître avec la politique elle-même dans cette grande refonte faisant de líhumanité une vie toute nouvelle.
Quíest-ce que le droit de déléguer tous les quatre ans un pouvoir nominal à des mandataires en comparaison du droit naturel de penser et de vivre sans maître en puisant dans la richesse devenue le patrimoine de tous.
Il faut prendre, pour en faire le bien commun de líhumanité sans distinction de sexe, ce qui donne la vie, la vie de la pensée comme celle du corps. Il faut prendre la science, prendre les arts, se les approprier et que chacun soit soi-même.
Etre soi-même ! Que la femme qui poursuit son émancipation cesse díêtre un écho, un reflet ! Quíelle síaffirme sans vanité comme sans peur, telle quíelle est. Ce qui fait que les peintres qui sont prix de Rome níont jamais rien valu, cíest quíils ont pris líhabitude de copier au lieur de créer.
Agissons et marchons vite, car nous ne sommes pas seuls et il nous faut songer aux autres. Laissons les réactionnaires se cramponner au passé, à leurs institutions qui síeffondreront avec eux, les tenant captifs comme des rats dans leurs trous. Ils veulent vivre dans líornière ; pour nous, créons les larges routes où nous ferons passer les petits enfants. En ouvrant ces routes-là, on peut mourir : ne le cachons pas, on ne meurt quíune fois et ce níest pas grand-chose. Ceux qui passeront les premiers seront les plus exposés : quíimporte, toute avant-garde est faite pour être sacrifiée.
Il ne faut pas regarder, lorsquíon fait une découverte, si líon est suivi, il faut soi-même la poursuivre.
Il y a longtemps que le progrès serait le maître si on avait eu plus de volonté, mais nous osons à peine nous affranchir du joug du passé. Nous avons partout des attaches qui nous enserrent, des hérédités qui, díhommes à hommes, ont passé aux enfants. Rome et Fouilly-les-Oies ont pesé également sur les esprits.
Il faut síaffranchir de líune comme de líautre.
Il nous faut transformer quelque chose de plus important que les constitutions : la société, où toutes les misères découlent les unes des autres ; la faim, líignorance, la prostitution, la haine. Chez líêtre humain roulé dans toutes ces misères, qui líenveloppent comme les replis díun suaire, il peut substituer quelque chose de bon.
Les apaches (vieux mot désignant les truands) eux-mêmes ont leurs qualités : ils ne se trahissent pas.
Le pouvoir abêtit les hommes ; aussi devons-nous, non point le conquérir et nous líarracher entre hommes et femmes, mais líéliminer de la société en faisant de celle-ci une grande famille libre, égalitaire et fraternelle, selon la belle devise maçonnique. Les hommes de la Commune étaient individuellement énergiques, díune grande valeur. Membres de la Commune, ils ne furent pas à la hauteur de leur tâche. Ce níest pas le gouvernement qui possède la grande force, cíest le reflux de revendications ouvrières qui pousse le pouvoir dans le dos et le force à exécuter quelques réformes indispensables. Il faut donc que notre action active celle des pouvoirs.
Ce ne sera pas chose facile, car la réaction se remue pour conserver ses privilèges.
Nous allons vers líavenir, elle veut ramener líhumanité au passé.
Peut-être la violence devra-t-elle trancher ce conflit. Jíai assisté à Londres à une réunion de nihilistes.
Il était curieux de voir ces hommes, non pas se réjouir de la mort de Plewhe, mais être satisfaits que líhumanité fût débarrassée díun obstacle entravant sa marche en avant.
Il nous faut dépouiller líhumanité de ses laideurs et de ses tares. En ce moment souffle, tantôt en harmonie tantôt en tempête, un esprit véritablement nouveau. Il y a des grèves où on entend les colères monter, il y a une certaine chaleur dans les cerveaux, on cherche quelque chose, cíest une autre orientation de líespèce humaine, des troupeaux qui vont vers líidéal. Ils veulent rompre avec le passé ; il faut que le passé soit mort. Il appartient aux maçons et aux maçonnes de créer la religion nouvelle, la religion sans dieu et sans dogmes." 

Abençoados os que possuem amigos", Machado de Assis






Há pessoas que choram por saber que as rosas têm espinho, Há outras que sorriem por saber que os espinhos têm rosas!" 


vai uma aposta que não foi com estas teorias que cultivou um casamento, de 35 anos, com D. Carolina?! a não ser que ele o achasse "tolo"!

"Portugal, o país com mais "doutores" (e "engenheiros"), explicado por Kathleen Gomes,


"Portugal, o país com mais "doutores" (e "engenheiros")
Por que somos um país de "doutores"? Porque não somos um país
de doutores. Não há nisto contradição, a diferença está nas aspas
É tão português quanto a sardinha assada, a roupa à janela ou "passar pelas brasas". Para um inglês, muito provavelmente, a expressão "I"m going to go through the heats" faz tanto sentido como ter "Dr." ("doctor") impresso no cartão de crédito antes do nome. Ou seja, sentido nenhum.
O "senhor doutor", como o pastel de nata ou o fado, é uma especificidade do "ser português" - ou, pelo menos, assim surge consagrado no livro Nacional e Transmissível de Eduardo Prado Coelho (2006, edição Guerra e Paz).
O "senhor doutor", em todas suas possíveis gradações (incluindo o não menos valorizado "senhor engenheiro), não é mera figura de retórica universitária: ele saiu da academia e permeou toda a sociedade, os nossos bairros, engrossou as filas nos bancos (alguém a protestar porque pediu que o seu nome viesse com "dr." e nada; um título no cartão multibanco é tão simples de pedir como o acompanhamento de um bife no restaurante), passou-nos à frente nas repartições, está na ponta da língua da secretária da direcção que nos atende o telefone: "Bom dia, é possível falar com X?" "O senhor doutor X...?", corrige ela, prontamente, como quem diz "mais respeitinho" e sabemos que a falta de reverência pode ter sido decisivo para nunca chegarmos à fala com X - perdão: senhor doutor X.
O historiador Rui Tavares inventou um nome para isso, numa recente crónica no PÚBLICO: "titulocracia". A recente polémica em torno da licenciatura do engenheiro-não-engenheiro José Sócrates veio lembrar-nos a importância do que chamamos às pessoas quando não as chamamos (apenas) pelo nome. Veio lembrar-nos que somos um país de "doutores" e "engenheiros", nem todos legítimos (mas, porventura, não exactamente ilegítimos, já que podemos escolher a forma como queremos ser tratados num impresso bancário sem que ninguém nos peça habilitações), um país onde o aparato da forma de tratamento denuncia o nosso sentido das aparências.
Num bar do bairro lisboeta da Ajuda, onde vive a escritora Maria Velho da Costa, "quando não se sabe o que o cliente é, diz-se "o senhor doutor" ou "a senhora doutora"". É "uma forma de demonstrar respeito", prática antiga comprometida pelo perigo de extinção do comércio tradicional.
Porque é que em Portugal existe uma veneração pelos títulos académicos que qualquer pessoa com um bocadinho de mundo não encontra lá fora? Por que somos um país de "doutores"?
"É porque não somos um país de doutores", responde o sociólogo Manuel Villaverde Cabral. "Somos um país onde os diplomas universitários e os estudos em geral são um bem muito escasso. Que foi escassíssimo durante muito tempo. Temos os níveis de escolaridade mais baixos da Europa - de longe."
Não é o único a pensar assim. Maria Manuel Mota, 35 anos, investigadora do Instituto de Medicina Molecular com doutoramento feito em Londres e pós-doutoramento em Nova Iorque - que lhe deram, também, um currículo em informalidade anglo-saxónica -, nota que "fomos um país sem educação durante muitos anos, estamos a dar os primeiros passos". É como que um deslumbramento nosso, isto do "senhor doutor"? "É isso. É um bocado novo-riquismo."
O "doutor" democratizou-se
João de Pina Cabral, antropólogo especializado em identidade social e pessoal, define os títulos académicos como "símbolos de um novo estatuto burguês", a par dos "casamentos pomposos, os BMWs pretos, as gravatas brilhantes, os cabelos louros, as férias no Brasil..." A sua linhagem histórica remonta aos "processos de constituição e de chegada ao poder da burguesia nos meados do século XIX". Acontece que, com a massificação do ensino universitário privado em Portugal, nas décadas 80 e 90 - "em que milhares e milhares de pessoas, cujos pais eram oriundos de meios mais ou menos populares, social e culturalmente oprimidos, tiveram acesso a formas de vida que eles identificam como burguesas, com o correspondente estatuto social" - o "doutor" democratizou-se, banalizou-se. Dito de outro modo: "ser "doutor" já não chega", hoje, para distinguir alguém.
Sim, mas "ainda serve para muita coisa", diz o filósofo José Gil, autor de Portugal Hoje: O Medo de Existir (2004, ed. Relógio d"Água). "Se eu tratar alguém por "doutor" ele adquire uma aura de poder. Vou adaptar os meus códigos de gesto e de fala relativamente ao título. O nome não diz nada, "José Gil" não diz nada." Quando regressou de Paris, onde viveu e leccionou filosofia durante anos, "não estava realmente habituado" a que o tratassem por "doutor", o que, em Portugal, acontecia "a cada instante", fazendo José Gil sentir "quase uma espécie de vergonha". "Até que percebi que, se eu dissesse "José Gil", esperava horas. E se dissesse "senhor professor", a coisa resolvia-se imediatamente." O que leva o filósofo a dizer: "É uma relação mágica que se estabelece com a pessoa".
"É raro pensarmos explicitamente sobre o assunto, são esquemas de significado que nós operamos de forma subconsciente", diz João de Pina Cabral, mas que faz diferença, faz. "A verdade é que quando uma pessoa me chama "senhor João" e não "professor" ou "doutor Pina Cabral", eu não deixo de reparar que isso está a acontecer. Que essa pessoa está a dizer qualquer coisa com a forma como optou por me chamar." Um banco português costuma ou, pelo menos, costumava presentear os seus clientes com "Dr." no cartão multibanco, mesmo que estes não o tivessem solicitado. "Pode ser uma maneira de valorizar a pessoa em questão", sugere o porta-voz de outra instituição bancária (e depois, se é certo alguém pedir novo cartão por omissão, é menos certo fazê-lo por excesso de diligência).
De Tony ao Prof. Cavaco
A importância do título é visível, desde logo, na classe política. Em França, o Presidente da República é tratado por "monsieur le président" ou "monsieur Chirac", o equivalente a "senhor" em português. Em Inglaterra idem aspas: "Ninguém se lembraria de chamar ao Blair "doctor"", nota Manuel Villaverde Cabral. (Mais: o primeiro-ministro inglês é Tony, do mais familiar que pode haver). Em Portugal, por contraste, diz-se "Professor Marcelo" ou "Professor Cavaco", diz Villaverde Cabral, "como se isso acrescentasse uma mais-valia". Segundo o sociólogo, isso denota "a pouca valorização", entre nós, do político profissional e da classe política em geral. Ou seja, o título académico é uma forma de compensar o "menor respeito" que o "imaginário colectivo" tem pela classe política, notabiliza-a. Daí a "prevalência de uma classe política portuguesa com uma qualificação enorme, exagerada, quase anormal por comparação com outros países", conclui Villaverde Cabral.
Maria Manuel Mota assina "Maria" no fim do seu mail. Quando alguém lhe chama "doutora", ela faz questão de dizer - "talvez porque tenha trabalhado fora" - "pode tratar-me por Maria". "Em Inglaterra, o director do instituto [National Institute for Medical Research, onde completou o doutoramento em 1998] era "Sir". Eu era mera aluna e nem sequer trabalhava directamente com ele, mas para nós ele era o "Keith" [Peters] como eu era para ele a "Maria"." Seja "Sir" seja Prémio Nobel (como o marido dela pôde comprovar), o tratamento preferencial nos países anglo-saxónicos é o nome próprio ou o "you". A língua ajuda: o "you" serve para tudo, trato formal ou informal, com ou sem protocolo. Sinal de sofisticação, de simplificação democrática, nota Eduardo Prado Coelho no seu livro.
Maria Velho da Costa lembra que, nos seus tempos de leitora de português no King"s College em Londres, na década de 80, "os alunos tinham imensa dificuldade em perceber as várias fórmulas de addresse" existentes na língua portuguesa. Você, tu, o senhor, vossa excelência, senhor doutor, senhor professor, senhor engenheiro, excelentíssimo senhor, sôtor, senhora dona... Como explicar a um não-português a diplomacia linguística portuguesa, as suas possibilidades caprichosas? Como explicar-lhe, por exemplo, o sentido de chamar "engenheiro" a alguém que não pratica engenharia?
É, sobretudo, uma imensa variedade, essa "altíssima e subtil gama" de formas de tratamento que Maria Velho da Costa aponta como uma singularidade portuguesa. "Pelo menos, todos os estrangeiros sentem isso", corrobora o linguista Ivo Castro. "Talvez conservemos formas de tratamento muito subtis que sociedades mais igualitárias não sabem usar." Mas a culpa não é da língua. "É a sociedade que tem uma sensibilidade para compartimentações e desníveis sociais que outras sociedades não têm. Para dizer aos outros em que ponto da sociedade é que achamos que eles estão em relação a nós."
Tantos médicos!
Sem mapa nem manual, um estrangeiro pode perder-se nas fórmulas portuguesas de tratar o outro - e podemos presumir que um nativo também se perde. Prado Coelho narra uma história exemplar em Nacional e Transmissível: "Durante a preparação de uma Comissão Mista, lembro-me de apresentar aos franceses a lista dos participantes portugueses, recheada de ilustres doutores, e um deles comentar: "Tantos médicos!" Tive de lhe explicar que médicos não havia nenhum."
João de Pina Cabral diz que "para os estrangeiros que vêm da Europa do Norte, e sobretudo para os anglo-saxónicos, o que é estranho em Portugal é que praticamente todas as pessoas que eles encontram são "doutor", "engenheiro" ou "arquitecto". Somos como a Itália, há um certo populismo nisso, que os anglo-saxónicos vêem como distintamente ridículo. É que eles também dão muita importância aos títulos - aliás, posso até dizer que dão mais que nós: para os americanos e os ingleses só muito poucas pessoas é que têm direito ao uso dos títulos académicos de "doutor" ou "professor". Em Inglaterra, só mesmo os professores catedráticos no topo da carreira é que usam este último título, não basta ter uma pós-graduação. Já no Brasil é ao contrário: tudo o que é patrão leva "doutor"..."
Já os Estados Unidos, nota Maria Mota, têm "uma cultura muito pragmática". "Não é importante ter tirado o curso xis mas aquilo que a pessoa atingiu na vida. É muito normal conhecermos um americano e daí a não sei quantos minutos estarmos a discutir quanto é que cada um ganha."
Entretanto, em Portugal, levamos mais tempo do que isso só a escrever um mail.
"É muito mais fácil mandar um mail a alguém que possa tratar por tu. A formalidade implica perder mais tempo", diz a bióloga. "Às tantas não podemos dizer o que queremos dizer apenas numa frase, temos de ser mais formais. Não é uma coisa natural, tenho de pensar como devo tratar a outra pessoa."
Há uma fotografia por debaixo de "Senhor Doutor" no livro-álbum de Prado Coelho. É uma caixa de graxa." Jornal Público, 19 de Abril de 2007, Kathleen Gomes

segunda-feira, 18 de junho de 2012

Etty Hillesumy - nome pequenino tão grande!


relembro Etty Hillesumy, um nome tão pequenino para se chamar a alguém tão grande. foi uma judia holandesa que, como Anne Frank, escreveu um Diário durante a ocupação nazi. Morreu em Auschwitz. Tinha apenas 28 anos. transcrevo uma ínfima parte da grandiosidade do Diário. e permito-me destacar o quanto o seu pensamento ainda tão jovem transpira de sofrimento e de maturidade. 
"Podem tornar-nos as coisas algo complicadas, podem roubar-nos alguns bens materiais, alguma aparente liberdade de movimentos, mas somos nós que cometemos o maior roubo a nós próprios, roubamo-nos as nossas melhores forças através da nossa mentalidade errada.
Através de nos sentirmos perseguidos, humilhados e oprimidos. Através do nosso ódio. Através de fanfarronice que esconde o medo. Bem podemos, às vezes, sentirmo-nos tristes e abatidos por causa daquilo que nos fazem, isso é humano e compreensível. Porém, o maior roubo que nos é feito somos nós mesmo que o fazemos.
Eu acho a vida bela e sinto-me livre. Os céus dentro de mim são tão vastos como os que estão por cima de mim. Creio em Deus e creio na humanidade, e aos poucos vou-me atrevendo a dizê-lo sem falsa vergonha.
A vida é difícil, mas isso não faz mal. Uma pessoa deve começar a levar-se a sério e o resto segue por si mesmo. E ‘trabalhar a própria personalidade’ não é certamente um individualismo doentio. E uma paz só pode ser verdadeiramente uma paz mais tarde, depois de cada indivíduo criar paz dentro de si e banir o ódio contra o seu semelhante, seja ele de que raça ou povo for, e o vença e o mude em algo que deixe de ser ódio, talvez até em amor ao fim de um tempo, ou será isto pedir demasiado? Contudo é a única solução."
e termino com este fragmento que abre o sétimo volume da colecção «Teofanias», «Diário (1941-1943)». «Nova certeza: que querem o nosso extermínio. Também isso eu aceito. Sei-o agora. Não vou incomodar outros com os meus medos, não vou ficar amargurada se outras pessoas não entenderem do que se trata, para nós, judeus. Esta certeza não vai ser corroída ou invalidada pela outra. Trabalho e vivo com a mesma convicção e acho a vida prenhe de sentido, cheia de sentido apesar de tudo, embora já não me atreva a dizer uma coisa dessas em grupo. O viver e o morrer, o sofrimento e a alegria, as bolhas nos meus pés gastos e o jasmim atrás do quintal, as perseguições, as incontáveis violências gratuitas, tudo e tudo em mim é como se fosse uma forte unidade, e eu aceito tudo como uma unidade e começo a entender cada vez melhor, espontaneamente para mim, sem que ainda o consiga explicar a alguém, como é que as coisas são. Gostava de viver longamente para no fim, mais tarde, conseguir explicar, e se isso não me for dado, pois bem, nesse caso uma outra pessoa irá fazê-lo e então um outro continuará a viver a minha vida, ali onde a minha foi interrompida, e por isso tenho de viver a minha vida tão bem e tão completa e convincentemente quanto possível até ao meu derradeiro suspiro, para que o que vem a seguir a mim não precise de começar de novo nem tenha as mesmas dificuldades.» 
uma menina bonita que disse «Vou ajudar-te, Deus, a não me abandonares»

quinta-feira, 14 de junho de 2012

somos capazes ... coisas de uma mulher imprevisível!

Rebolei alguns dias indagando-me se devia aqui trazer esta conversa. Um comentário de um amigo, hoje, ao tema da violência doméstica deu-me a força! Esta é uma sociedade em que alguns homens, ditos civilizados, nas situações mais extremas, ainda se comportam como se ao mundo feminino pertencesse tudo o que é emocional e ao masculino tudo o que é racional. Fui criada numa família de matriarcas e em que o única patriarca (o meu avô paterno) era feminista. Daí uma cabeça incompreendida! (risos). Há coisa de um mês fui surpreendida por uma situação que demonstra como os homens têm dificuldade em esperar e aceitar atitudes que consideram pertencer ao mundo dos homens. Um parceiro de negócios, que tinha como amigo também, decide encetar uma luta palaciana que visou transferir todos os contratos, acordos e protocolos, dentro da sua área (concepção de sistemas), celebrados pela empresa que dirijo para uma outra que pretendia constituir paralelamente. Mais do que a minha gargalhada de desprezo, mais do que o Não, mais que a luta que movi e que ainda movo, doeu-lhe, nas suas palavras, ter sido uma mulher a reagir, assim. À altura e à largura. E que faria uma mulher(zinha), supostamente? Na verdade, não sei - que esta cabeça é acusada de ser masculina! - nem me interessa. Mas sei como reage uma pessoa de bem. Vai e frente! Segue caminho! Parte ... Se isto é de homem ... mas que ideia! Quem mais do que as mulheres persegue o direito de renovação, de revivificação? Elas que menstruam. que dão à luz! Quem mais do que elas empreende ante o desconhecido? Há maior empreendimento que educar um filho? Este é um comentário de homenagem às mulheres que ensaiam, no seu dia a dia, uma outra afirmação do feminino. Que lição! E que favor! Da próxima vez que esta criatura se meter com uma mulher não o fará no pressuposto de debilidade, de fragilidade. Em vez de se lembrar das mulher(zinhas) que, confortavelmente, estereotipou e para cujo modelo pretende remeter todas as outras, lembre-se da única que vale a pena lembrar: a Mãe! E que grande mulher terá sido! Não são sempre grandes mulheres as mães!? Lembra-te disso, pá! (post para quem acha que só falo e escrevo sobre coisas "frívolas" - risos!)

Liberdade religiosa, vista por Peter Singer


O uso e abuso da liberdade religiosa, por Peter Singer
"Quais são os limites certos da liberdade religiosa? Marianne Thieme, líder do Partido pelos Animais da Holanda, responde da seguinte forma: "A liberdade religiosa termina onde o sofrimento humano ou animal começa".
O Partido pelos Animais, o único partido pelos direitos dos animais com representação num parlamento nacional, propôs uma lei que exige que todos os animais sejam atordoados antes do abate. A proposta uniu líderes islâmicos e judeus em defesa daquilo que consideram uma ameaça à sua liberdade religiosa, porque as suas doutrinas religiosas proíbem a ingestão de carne de animais que não estejam conscientes quando são abatidos.
O parlamento holandês concedeu aos líderes o prazo de um ano para provar que os seus métodos de abate ditados pela religião não são mais dolorosos do que o abate precedido de atordoamento. Caso não consigam fazê-lo, a exigência de atordoamento antes do abate será implementada.
Entretanto, nos Estados Unidos, bispos católicos afirmaram que o presidente Barack Obama está a violar a sua liberdade religiosa ao exigir que todas as grandes entidades empregadoras, incluindo universidades e hospitais católicos, ofereçam aos seus trabalhadores seguros de saúde que incluam a contracepção. E, em Israel, os ultra-ortodoxos, cuja interpretação da lei judaica proíbe os homens de tocar nas mulheres que não sejam suas esposas ou com quem não tenham relacionamento, pretendem separar os lugares para homens e mulheres nos autocarros e suspender o plano do governo para acabar com a isenção do serviço militar para estudantes religiosos a tempo inteiro (63 mil em 2010).
Quando as pessoas são proibidas de praticar a sua religião – por exemplo, através de leis que proíbem determinadas formas de adoração – não poderá haver quaisquer dúvidas de que a sua liberdade religiosa foi violada. A perseguição religiosa era habitual nos séculos passados e actualmente ainda persiste em alguns países.
Mas o facto de se proibir o abate ritual de animais não impede os judeus ou os muçulmanos de praticarem a sua religião. Durante o debate sobre a proposta do Partido pelos Animais, o rabino Binyomin Jacobs, grande rabino da Holanda, dirigiu-se aos membros do parlamento com a seguinte afirmação: “Se já não tivermos ninguém que possa fazer o abate ritual na Holanda, deixaremos de comer carne”. E isso, obviamente, é o que se deve fazer quando se professa uma religião que exige que os animais sejam abatidos de uma forma menos humana do que aquela que se pode conseguir através de técnicas modernas.
Nem o Islão nem o Judaísmo defendem qualquer obrigação de comer carne. Não peço aos judeus e aos muçulmanos que façam mais do que eu próprio optei por fazer, por razões éticas, há mais de 40 anos.
Restringir a legítima defesa da liberdade religiosa à rejeição de propostas que impedem as pessoas de praticar a sua religião, torna possível a resolução de muitos outros litígios em que se afirma que a liberdade de religião está em jogo. Por exemplo, permitir que homens e mulheres se sentem em qualquer lugar de um autocarro não viola a liberdade religiosa dos judeus ortodoxos, porque a lei judaica não ordena que se utilizem os transportes públicos. É apenas uma comodidade da qual se pode prescindir – e os judeus ortodoxos têm dificuldade em acreditar que as leis que professam tivessem o objectivo de tornar a vida o mais cómoda possível.
Da mesma forma, a exigência do governo Obama de oferecer um seguro de saúde que cubra a contracepção, não impede os católicos de praticarem a sua religião. O catolicismo não obriga os seus seguidores a gerir hospitais e universidades. (O governo já isenta as paróquias e dioceses, o que estabelece uma distinção entre as instituições que são fundamentais para a liberdade da prática religiosa e as que são periféricas.)
É claro que a Igreja Católica teria relutância em abdicar das suas extensas redes de hospitais e universidades. Estou em crer que, antes disso acontecer, acabariam por considerar que a contracepção coberta pelo seguro de saúde é compatível com os seus ensinamentos religiosos. Mas, se a Igreja tomasse a decisão contrária, e entregasse os seus hospitais e universidades a organismos que estivessem dispostos a oferecer tal cobertura, os católicos continuariam a ter liberdade para adorar e seguir os ensinamentos da sua religião.A isenção do serviço militar por convicção religiosa pode ser mais difícil de resolver, porque algumas religiões ensinam o pacifismo. Este problema é geralmente resolvido através de um serviço alternativo que não é menos árduo do que o serviço militar (para que essas religiões não atraiam seguidores apenas por essa razão), mas que não implica lutar ou matar.
O judaísmo, no entanto, não é pacifista, assim, mais uma vez, não está em jogo qualquer questão de liberdade. Os ultra-ortodoxos querem isenção para aqueles que dedicam o seu tempo ao estudo da Torá, justificando que para o bem-estar de Israel, o estudo da Torá é tão importante quanto o serviço militar. No entanto, a opção de um serviço nacional não-combatente não irá resolver esta disputa, a menos que esta consista no estudo da Torá. Mas não há nenhuma razão para que a maioria laica de Israel partilhe a convicção de que ter dezenas de milhares de ultra-ortodoxos a estudar a Torá traga qualquer benefício à nação, e não é com certeza uma tarefa tão árdua como o serviço militar.
Nem todos os conflitos entre religião e Estado são fáceis de resolver. Mas o facto destas três questões, que actualmente causam controvérsia nos seus respectivos países, não dizerem realmente respeito à liberdade de praticar uma religião, sugere que o apelo à liberdade religiosa está a ser mal utilizado."

quarta-feira, 13 de junho de 2012

"Teach me how to drive so I can protect myself" - campanha pela liberdade da mulher saudita


Campanha "Teach me how to drive so I can protect myself" (ensina-me a conduzir para que eu me possa proteger). um apelo às mulheres sauditas para que conduzam em público no próximo dia 17 de Junho. Uma página do Facebook da Arábia Saudita lançou, quarta-feira, um apelo para que os homens "batam" nas mulheres que ousem desafiar a proibição de conduzir durante uma manifestação prevista para 17 de Junho. O apelo juntou milhares de apoiantes sauditas na página do Facebook. Paralelamente, activistas sauditas continuam a exigir a libertação de uma mulher que desafiou esta proibição, Manal al-Sherif, enquanto a imprensa tem reflectido um ponto de vista favorável às mulheres.
Na segunda-feira, a organização não governamental saudita Assembleia Nacional para os Direitos Humanos denunciou a "detenção ilegal" da activista Manal al-Sherif por ter conduzido em público, o que é proibido às mulheres na Arábia Saudita.
A ONG afirmou, num comunicado, que não há nenhum texto oficial que condene uma mulher por conduzir em público, pelo que al-Sherif não pode ser acusada de cometer um delito nem castigada.
A organização apelou às autoridades para que encontrem uma solução que permita às mulheres conduzirem.
Al-Sherif, de 32 anos, foi detida no sábado quando conduzia um automóvel na cidade de Khobar, no leste do país, acompanhada do irmão, da cunhada e dos sobrinhos. Libertada ao fim de algumas horas, a mulher foi novamente detida no domingo, segundo militantes citadas por agências internacionais.
A activista lançou, com outras mulheres, uma campanha na rede social Facebook pelo direito das mulheres a conduzir e colocou um vídeo no Youtube em que aparece ao volante de um automóvel. A campanha, "Teach me how to drive so I can protect myself" (ensina-me a conduzir para que eu me possa proteger), apela às mulheres sauditas para que conduzam em público no próximo dia 17 de Junho.
Detida no sábado, Al-Sherif foi entretanto transferida para uma prisão de mulheres em Dammam, também no leste do país, segundo um porta-voz dos serviços prisionais, Ayub ben Nahit.
A activista, que é consultora de segurança informática, vai ser interrogada por um procurador, segundo o porta-voz, pelas acusações de desrespeitar a ordem, conduzir em público, instigar mulheres a conduzir e publicar imagens na Internet que visam instigar à violação da lei.
Na semana passada uma outra mulher conduziu durante quatro dias na cidade de Jeddah (oeste), segundo testemunhas, mas não se cruzou com a polícia e não foi detida.
A Arábia Saudita é o único país do mundo que proíbe as mulheres - sauditas e estrangeiras - de conduzir.